The Revenant d’Alejandro Gonzàlez Inàrritu

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Nous lui donnons : ★★★★☆

Cela fait plusieurs mois qu’on entendait parler du dernier film d’Alejandro Gonzàlez Inàrritu. Le réalisateur, qui a gagné les oscars du meilleur film 2015 grâce à Birdman (dont on vous parlait ici), revient avec un film où il met en scène un Leonardo DiCaprio qui interpréterait ici selon les critiques « le rôle de sa carrière ». L’équipe de Badachaboum – Paris a eu la chance d’aller découvrir ce nouveau film en avant première !

Au fin fond des Etats-Unis, en 1822, le trappeur Hugh Glass s’associe au capitaine Andrew Henry afin de trouver des bêtes sauvages et récupérer leurs peaux. Alors que l’équipe se dirige vers l’Ouest, le trappeur est attaqué par un ours ; grièvement blessé, il est laissé pour mort par ses équipiers. Refusant de mourir, Glass entreprend un voyage de plus de 300km pour retrouver les mercenaires qui lui ont tout pris.

Nous n’avons entendu que des éloges qui vantaient la beauté des images de The Revenant ou encore la puissance de cette histoire où l’homme affronte la nature. Nous sommes entièrement d’accord pour affirmer que les images sont à couper le souffle : la nature qui y est représentée est resplendissante et nous permet de prendre aisément conscience de sa puissance sur l’être humain. Le scénario est également impressionnant ; penser qu’il s’agit d’une histoire vraie ne le rend que plus émouvant. Cette histoire de vengeance nous montre que l’homme est bien un loup pour l’homme. Nous ne pouvons nous empêcher de penser à des westerns, tels que L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford d’Andrew Dominik ou encore le dernier Tarantino, Les Huits Salopards (dont on vous parlait récemment), devant ce film où l’action n’est pas forcément la priorité – bien qu’elle y reste très présente. La manière de filmer du réalisateur nous permet d’ailleurs de nous sentir au cœur de l’action, nous pensons ainsi que les personnes les plus sensibles auront quelques difficultés à supporter certaines scènes. Ce choix quant à l’utilisation de la caméra est particulièrement poignant : on se sent plongé au cœur de l’aventure et on ressent totalement les sentiments qu’essaye de nous faire passer Léonardo DiCaprio. Les acteurs sont d’ailleurs totalement époustouflants dans ces rôles dans lesquels ils sont méconnaissables.
Nous retenons toutefois un bémol qu’il nous parait important de souligner. Si nous ne tarissons pas d’éloge pour la réalisation de The Revenant, nous pensons que les longs silences qui ponctuent le film peuvent être dérangeants pour certaines personnes qui risqueraient ainsi par moment de trouver le temps long. En effet, Glass passe plus de temps à prononcer des grognements animaux qu’à prononcer des phrases entières. Ces silences permettent de rapprocher l’homme de la nature et nous permet de prendre d’autant plus conscience des images et des événements forts qui se déroulent sous nos yeux. Nous pensons tout de même qu’il est important de préciser qu’il nous est arrivé de trouver le temps long et que nous connaissons des personnes qui s’ennuieraient certainement devant un film avec si peu d’échanges.

L’équipe de Badachaboum – Paris pense que The Revenant est un film puissant dont on comprend aisément les éloges. Nous mettons toutefois en garde les plus sensibles à propos de certaines scènes d’actions pouvant être un peu trop vivantes et les moins sensibles aux silences qui peuvent donner l’impression que le temps est long.

Copyright : Twentieth Century Fox France

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