Les figures de l’ombre de Theodore Melfi

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Nous lui donnons : ★★★★☆

Attirée par les affiches et campagnes de diffusion sur les réseaux sociaux, notre équipe avait remarqué, depuis quelques temps, la sortie du film Les figures de l’ombre de Theodore Melfi. Nous avons donc été le découvrir dans les salles obscures.

Dans les années 1960, aux États Unis, Katherine, Mary et Dorothy sont ce que l’on appelle des « calculatrices » qui travaillent pour la Nasa. Brillantes, passionnées et déterminées, elles vont avoir à mener un double combat pour atteindre les ambitions à la hauteur de leur talent : celui d’être femme et celui d’être noire. Elles vont, toutes les trois, profiter d’une opportunité inespérée qui permettra – légèrement – à leurs collègues de se concentrer sur autre chose que la couleur de leur peau ou leur sexe : la course à l’espace contre la Russie.

De manière générale, notre équipe a été séduite par ce long métrage. Deux points ne nous ont toutefois pas satisfait. Tout d’abord, une partie d’entre nous a ressenti un léger sentiment de longueur au milieu du film. Malgré une introduction détaillée qui nous permet de comprendre les enjeux et une fin entraînante qui nous a presque coupé le souffle, nous avons perçu un petit moment qui aurait pu, selon nous, ne pas être nécessaire bien qu’il se justifie et reste peu dérangeant. Puis, nous avons du mal à nous défaire de l’étrange impression que les personnages noirs sont représentés de manière légèrement stigmatisée – alors que cela ne devrait pas être le cas au vu du sujet du film. Cependant, n’étant ni contemporaines de cette époque ni américaines, nous pourrions accepter de prendre en compte que ce qui nous a fait tiquer n’est peut-être pas perceptible par tout le monde.
Mise à part ces deux points donc, le film est très agréable et intéressant. Les différents acteurs sont bons. On apprécie de retrouver certains visages connus dans des rôles plus ou moins habituels. On rit ou sourit à plusieurs reprises et on est captivé par ces trois femmes dont l’on découvre l’histoire. La réalisation est plutôt jolie et le jeu entre les archives et les scènes tournées réussi. On apprécie également le fait que ce film sur la ségrégation soit différent de la plupart des autres. Finalement, on se dit même que certaines des anecdotes du quotidien, plus légères mais tout aussi réalistes, qu’il contient nous permettent de nous rendre compte aussi bien, voir mieux, de l’absurdité de la situation.

C’est donc un joli film que l’on prend plaisir à regarder et qui nous permet de ressortir du cinéma avec le sourire et la tête légère. On vous le conseille si vous êtes à la recherche d’un film alliant qualité à l’agréable.

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