L’équipe de Badachaboum-Paris, plutôt bon public, fait rarement de mauvaises critiques. Et pourtant… The Bling Ring de Sofia Coppola.

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Nous lui donnons : ☆☆☆☆☆

Le dernier film de Sofia Coppola, The Bling Ring, inspiré de faits réels, nous raconte l’histoire d’une bande d’adolescents de Los Angeles qui ont cambriolé plus de dix maisons de stars en moins d’un an. Avec une facilité et une audace déconcertantes, ils ont ainsi amassé beaucoup d’argent et surtout des vêtements, chaussures et accessoires de luxe avant de finir par se faire prendre. Dans l’idée donc, une affaire vraiment intéressante et un film prometteur… qui s’est révélé être décevant.

Tout d’abord, l’absence de choix d’un angle pour le scénario, ce qui rend l’histoire presque inexistante; ce n’est qu’une simple reconstitution des faits. Il n’y a aucune explication, ni suggestion et encore moins d’analyse. Il n’y a pas de moral, pas d’avis sur ce qu’il s’est passé. Ils ne semblent pas réellement accusés par l’auteur, a tel point que le film donne presque envie de faire la même chose qu’eux en réalité, comme un encouragement : s’amuser sans se prendre la tête, faire la fête, se droguer, conduire ivre, dépenser de l’argent, voler, et porter des Louboutins. En soit, un film sans but. Où on n’attend qu’une seule chose, c’est de voir comment ils vont se faire prendre, ce qui arrive les dix dernières minutes du film, sans grande explication ni enquête. Ils se font arrêter, et on ne sait rien sur le jugement, sur leurs retrouvailles, leur amitié, ou encore leur rôle à chacun dans ce qu’il s’est vraiment passé. Et les quelques sous entendus sur le rôle du personnage d’Emma Watson à la fin nous laissent encore plus frustrés qu’on ne l’était.

Pour continuer avec les acteurs, ils ne sont pas crédibles. En théorie, ils sont censés avoir 18 ans; en pratique, on se sent plus dans un mauvais remix du film de notre jeunesse Thirteen. On voit donc évoluer cette bande de gamins pourris gâtés, et même pas détestables, qui veulent juste être « sexy » et habillés comme leurs idoles… autant vous dire que l’identification n’est pas évidente. La « bad girl » Emma Watson qu’on nous avait vendu est décevante; une jolie poupée qui crapote, et qui fait deux trois tours autour d’une bar de pôle dance : rien d’excitant quoi.

Enfin, le style de réalisation ne fait pas entrer le spectateur dans le film. Le rythme est incohérent; on passe de scènes très rythmées à la musique forte, à des scènes lentes et silencieuses. Et les nombreux effet de ralentis font paraître le film interminable, alors qu’il ne dure qu’1h30.

On retient tout de même deux trois blagues sympas, et les magnifiques plans des dressings, plein à craquer, qui nous auront quand même fait lâcher quelques « waouh ».

Si vous hésitez, passez votre chemin; il y a d’autres films bien mieux en ce moment au cinéma. Et sinon, courrez y pour venir en parler avec nous, parce-que là, pour le coup, vu notre avis dessus, on se dit qu’on est peut être tout simplement passées à côté du concept du film… Quelqu’un pour éclairer notre lanterne ?

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