« Le vent se lève, il faut tenter de vivre » Paul Valéry, de Hayao Miyazaki

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Nous lui donnons : ★★★★☆
Le jour de sa sortie, les salles étaient complètes bien avant le début de la séance. Qui pourraient blâmer les foules qui se sont précipitées dans les salles obscures, à la découverte du dernier, et apparemment DERNIER film d’animation du célèbre Hayao Miyazaki… Nous y étions !

Le vent se lève est le dernier né de la longue liste des chefs d’œuvres d’animation du maître japonais, Hayao Miyazaki. Parmi eux, Ponyo, mais aussi Totoro, Porco Rosso, Princesse Mononoké, Le chateau dans le ciel, Le voyage de Chihiro… L’auteur nous raconte ici une histoire qui semble plus ancrée dans la réalité, même si elle possède fort heureusement sa part de rêve. Jiro voulait être aviateur, mais il est myope. Entre ses recherches sur l’aéronautique et ses rêves, il décide finalement de devenir ingénieur en la matière. On suit le chemin de ce génie passionné, en passant par ses études, ses voyages, sa rencontre amoureuse, et ses créations…

Le film a créé une polémique. Trop violent pour les enfants, on y voit des cigarettes, … Nous ne sommes pas d’accord. Lorsqu’on connait l’oeuvre de l’artiste, on saura reconnaître que malgré les sujets difficiles qu’il traite, c’est un film d’une incroyable douceur. Une bande son enchanteresse nous accompagne durant toute la durée de l’oeuvre. Les dessins sont magnifiques, et les paysages ordonnent un silence sacré. On est attendri, on est ému ; l’histoire est belle. Hayao Miyazaki fait vivre chaque millimètre de son tableau, donnant même une voix à la terre quand elle s’ébranle : on ressent tout ! C’est un film qui nous éveille, qui stimule tous nos sens. Un film qui nous plonge dans une atmosphère à part, où la réalité bascule en quelques secondes dans les rêves. C’est un beau film, pour les adultes, comme pour les enfants à qui mentir ne servirait à rien. C’est un film historique, qui prend un parti différent, inhabituel, et qui donne une vision humaine d’événements habituellement vu de plus haut. On en sort apaisé, bouleversé, et l’on ressent la pluie d’une manière différente, à la Miyazaki, finalement.

On a adoré entendre les personnages citer Paul Valéry en français, avec leur accent japonais. On a aussi aimé retrouver certains traits de personnages phares de l’auteur, vu et revu dans ses nombreuses œuvres. Un film superbe, à ne pas hésiter à aller voir selon nous pour une dose de rêve et de légèreté inégalable.

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