Le cycle de Dune de Frank Herbert

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Une partie de l’équipe de Badachaboum – Paris passe une bonne partie de son temps à lire des romans de science-fiction. Après vous avoir conseillé la trilogie Silo de Hugh Howey, Les hommes protégés de Robert Merle, Des Fleurs pour Algernon de Daniel Keyes et La Horde du Contrevent d’Alain Damasio, nous vous parlons aujourd’hui du cycle de Dune de Frank Herbert.

Le cycle de Dune est composé de six tomes d’une moyenne de 500 pages chacun. Le premier tome – qui est parfois fragmenté en deux dans les éditions françaises – est publié en 1965 aux Etats-Unis. Il est, depuis, devenu le roman de science fiction le plus vendu au monde.
En l’an 10191, le monde est régi par des familles qui gouvernent des planètes sous le système de l’Empereur de l’Univers Shaddam IV. Ce dernier ordonne à la Maison Atréides de s’installer sur Dune – également appelée Arrakis -, la planète des sables, pour récolter la précieuse épice qui la compose et donne le don de prescience en plus d’allonger la durée de vie de ceux qui la consomme.
En parallèle, le clan féminin Bene Gesserit surveille les agissements de chacun et manipule le destin afin que leur messie, le Kwisatz Haderach, se révèle.
Ce résumé ne fait référence qu’au commencement de l’histoire qui s’étend, par la suite, sur une longue période.

Le cycle de Dune est considéré comme étant une œuvre majeure de la science-fiction. En effet, Frank Herbert a su créer un univers unique dans lequel il réussit notamment à insérer des préoccupations écologiques, technologiques et politiques.
Nous nous sommes très rapidement laissées prendre par l’histoire et nous avons dévoré, en quelques semaines, les deux premiers tomes. Nous avions hésité à faire une pause entre les tomes pour changer un peu et nous avons finalement été incapables de laisser les aventures des Atréides en cours de route. Si le nombre de pages vous inquiète, sachez que cela n’a pas été un problème pour nous car le style de l’auteur est plutôt agréable à lire.
En plus de proposer des rebondissements et des aventures palpitantes, Frank Herbert nous amène à réfléchir sur la société humaine, que ce soit à travers les rapports qu’ont chacun des personnages entre eux que par la manière dont les planètes sont gouvernées. La religion, ou plus exactement la croyance, est également un aspect central du cycle de Dune. En créant un nouveau messie, l’auteur souligne l’impact qu’il peut avoir sur les civilisations et les sociétés.

Après la mort de Frank Herbert, son fils, Brian Herbert, et son associé, Kevin J. Anderson, ont choisi de continuer l’histoire en y ajoutant de nouveaux récits. Nous avons intentionnellement choisi de ne pas lire ces écrits afin de rester fidèle à l’histoire de l’auteur initial. Nous ne pourrons donc pas vous dire si, comme les critiques semblent le dire, les tomes supplémentaires sont indigestes.

Nous sommes réellement impressionnées par l’univers créé par Frank Herbert. Nous comprenons que Dune soit considéré comme un classique de la science-fiction et nous ne pouvons que le recommander aux fans du genre. Les moins adeptes sauront certainement reconnaître la qualité du récit même s’ils n’arrivent pas à se laisser porter par l’histoire.

« — Pour les Fremen, le Jihad de Muad’Dib a laissé des traces dans l’univers comme les pas dans le sable au matin. Des traces qui s’inscrivent dans les existences humaines. »
—Et alors ? »
— Alors survient la nuit, dit Scytale. Et le vent. »
— Oui… le Jihad doit avoir un terme. Muad’Dib s’est servi de son Jihad pour… »
— Il ne s’en est pas servi, l’interrompit Scytale. C’est le Jihad qui s’est servi de lui. Je pense que, s’il l’avait pu, il l’aurait arrêté en chemin. »
— S’il l’avait pu ? Mais il lui suffisait de… »
— Ah, silence ! cria Scytale. On ne peut arrêter toute épidémie mentale. D’un être à l’autre, elle s’étend très vite sur des parsecs et des parsecs d’espace. Elle est contagieuse et dévastatrice. Elle frappe aux points faibles, là où sont relégués les fragments d’autres épidémies semblables. Qui pourrait l’arrêter ? Muad’Dib ne possède pas l’antidote. Et les racines de cette maladie plongent jusqu’au chaos… Quels ordres pourraient arriver jusque-là ? »"
Le cycle de Dune, tome 2 : Le messie de Dune

Le cycle de Dune de Frank Herbert
Dune – Edition Pocket, 11,40€
Le Messie de Dune – Edition Pocket, 7,40€
Les Enfants de Dune – Edition Pocket, 8,20€
L’Empereur-Dieu de Dune – Edition Pocket, 8,50€
Les Hérétiques de Dune – Edition Pocket, 8,20€
La Maison des Mères – Edition Pocket, 8,50€

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  1. CA

    Pour compléter peut-être sur les aspects écologiques de Dune et ses suites :
    « ‪Entre imaginaire écotechnique et orientations utopiques. La science-fiction comme espace et modalité de reconstruction utopique du devenir planétaire‪ », Quaderni, 2017/1 (n° 92), URL : http://www.cairn.info/revue-quaderni-2017-1-page-97.htm

    • Lisa Bada

      Merci pour l’info !

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