La Vénus à la fourrure, de Roman Polanski. « Et le Tout-Puissant le frappa et le livra aux mains d’une femme. »

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Nous lui donnons : ★★★★★

Roman Polanski est un réalisateur plus que connu, aussi bien pour ses mésaventures avec la justice que pour la renommée de ses films. On lui connaît une attirance pour les huit-clos (Locataire et Carnage en sont la preuve) ; ce qu’il tente une nouvelle fois. Il s’attaque ici à « La Vénus à la fourrure », inspiré d’un des premiers romans pornographiques autrichiens de 1870. Les critiques étant plus que positives, l’équipe de Badachaboum – Paris est allée se faire sa propre idée…

Thomas (Mathieu Amalric) est un metteur en scène et adaptateur lassé par une longue journée d’audition. L’arrivée de Vanda (Emmanuelle Seigner) dans son petit théâtre de quartier va aussi bien bouleverser sa soirée que sa vision de sa propre pièce.

Le huit-clos, qui consiste à rester centrer sur un nombre de personnages restreint dans un lieu délimité, est plus que réussi. Le théâtre prend toute sa signification : le spectateur observe la joute verbale de deux personnes, leur métamorphose mais il assiste surtout à un renversement de situation inattendu. Le décor est donc assez simple : un théâtre, une scène, deux trois costumes différents et cela suffit à nous projeter dans la pièce.
Les deux seuls et uniques acteurs sont absolument époustouflants. Emmanuelle Seigner nous ensorcelle par sa sensualité et son charisme mais surtout par la multitude d’attitudes qu’elle adopte en 1h30 de film. Mathieu Amalric n’a rien à lui envier ; il incarne des travers retenus et personnifiés à la perfection.
Le scénario est à la fois simple et compliqué. Beaucoup de références – dont les plus importantes sont expliquées – sont nécessaires à la compréhension totale de ce film psychologique. Un combat sur plusieurs plans se déroule : une certaine lutte des classes, une lutte des sexes et beaucoup plus simplement un combat psychologique entre deux opinions différentes. Ajoutons qu’à toute cette culture se mêlent de nombreuses blagues atypiques.

On en sort avec l’envie d’en parler encore et encore, de le voir et de le revoir et surtout on a envie d’acclamer tout ce brio qui s’est déroulé devant nos yeux.

On le reconnaît, certaines scènes sont un peu étranges, mais pour son humour, sa puissance intellectuelle et ses acteurs, on vous conseille de vous précipiter dans les salles. Un bijou à ne surtout pas rater !

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