La Forme de l’eau de Guillermo del Toro

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Nous lui donnons : ★★★☆☆

L’équipe de Badachaboum – Paris a beaucoup entendu parler du dernier film de Guillermo del Toro. Le réalisateur mexicain a effectivement fait trembler l’univers cinématographique en remportant plus de 10 prix dont l’oscar du meilleur film 2018 et le golden globe du meilleur réalisateur 2018. Curieuses, nous avons donc choisi de nous rendre dans les salles obscures pour découvrir ce film que les médias décrivent comme un « merveilleux conte poétique ». 

Dans les années 1960, en plein Guerre froide, Elisa travaille en tant que femme de ménage dans un laboratoire gouvernemental ultra secret de Baltimore. Muette, la jeune femme mène une vie discrète avec ses deux seuls amis, son voisin, Giles, et sa collègue, Zelda. Lorsque le terrible colonel Richard Strickland ramène un amphibien humanoïde d’Amérique du Sud, la vie d’Elisa bascule…

Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre en entrant dans la salle obscure. Tous les prix et les communications autour de La Forme de l’eau nous laissaient penser qu’il s’agissait d’un film majestueux qui ne pouvait pas nous laisser insensible, pour autant nous étions sur nos gardes et ne voulions pas partir avec de trop grosses attentes pour éviter d’être déçues. Malgré tout, quelques images défilaient déjà dans notre inconscient ; dès les premières minutes du film, nous avons compris que ces images ne correspondaient en rien à ce que nous allions voir. Perturbées de découvrir une sexualité et une certaine forme de violence très présente, nous faisons notre possible pour adapter notre imaginaire à la véritable image du film. Cette distance entre ce que nous pensions et la réalité a pour effet de nous décontenancer fortement ; plusieurs jours après le visionnage, nous n’arrivons toujours pas à vraiment savoir ce que nous pensons de La Forme de l’eau.

Il est indéniable de reconnaître que les images sont somptueuses. Les décors, les costumes et la musique nous transportent dans un univers hors du temps. On y ressent un peu de féerie et beaucoup de poésie, c’est vrai. Les acteurs sont également merveilleux. Sally Hawkins, qui joue Elisa, est bluffante tout comme le sont Michael Shannon, dans le rôle de Richard Strickland, et Doug Jones, l’amphibien.

L’histoire est intéressante. En creusant un peu, on réalise que chacun des personnages évolue dans un monde brutal qui rejette les gens différents. Le film est engagé puisqu’il présente des ethnicités, des cultures et des sexualités variées confrontées aux mentalités de l’époque. C’est peut-être cette partie là qui nous plaît le plus, les sous-entendus que l’on prend le temps de comprendre grâce à certaines scènes éparpillées au milieu de l’histoire globale. Nous semblons avoir plus de mal à accrocher aux scènes plus directes, au centre même de l’histoire, qui nous confrontent à plus de violence qui manque finalement de poésie à nos yeux.

Enfin, le dénouement nous a légèrement laissé dubitative. Nous trouvons le message final un peu facile et nous ne pouvons pas nous empêcher de réfléchir à d’autres aspects du film qui ne nous permettent pas de nous concentrer totalement sur la fin choisie. Nous n’en dirons toutefois pas plus afin de vous laisser la surprise jusqu’au bout.

Nous sommes encore mitigées concernant La Forme de l’eau. Il est indéniable que c’est un film beau, qu’il est intéressant de voir pour certains aspects mais nous ne sommes pas certaines que nous parlerions de « conte poétique » comme peuvent le faire les autres médias.  N’hésitez pas à nous donner votre avis sur le film, cela nous aidera peut-être à y voir plus clair ! 

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