La femme au tableau de Simon Curtis

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Nous lui donnons : ★★★★☆

Notre équipe avait eu un coup de cœur la première fois qu’elle avait visionné la bande annonce de La femme au tableau de Simon Curtis. C’est donc avec plaisir que nous nous sommes rendues dans les salles de cinéma afin de le découvrir.

Le film débute en 1998. Marta Altmann enterre alors sa soeur. En rentrant, elle fait part à son amie, mère d’un avocat, de son besoin en conseils juridiques. Peu de temps après, ce dernier lui rend visite et c’est alors que commence l’aventure de ce duo atypique, hanté par leur passé et à la recherche d’une justice jamais obtenue. En effet, il s’avère que la vieille dame est la véritable propriétaire du célèbre tableau de Gustav Klimt, portrait d’Adèle Bloch-Bauer – sa tante – surnommée La Dame en or et symbole de l’art autrichien. Les lettres qu’elle retrouve dans les affaires de sa sœur pousse Maria à se plonger dans son passé et à enfin réclamer ce qui lui a été volé. A travers ses souvenirs et son émotion, elle entraîne le jeune Randol Schoenberg, étonné, touché puis finalement convaincu et concerné par son histoire.

Inspiré d’une histoire vraie, La femme au tableau est un film émouvant et passionnant. Nous avons été absorbées par le combat de ces deux êtres humains, mais aussi par leur histoire et, plus généralement, par l’Histoire. Le casting nous avait attiré et est à la hauteur de nos espérances. Les acteurs sont tous convaincants, de la tête d’affiche – Helen Mirren – têtue et attachante à la ministre de la culture souriante et fausse. Ryan Reynolds est étonnamment parfait pour son personnage et nous avons également eu plaisir à retrouver Katie Holmes dans le second rôle qu’elle occupe. Les relations qui se créent entre les personnages ont de réelles incidences sur les événements et particulièrement celle entre Maria et son avocat qui devient touchante.
La réalisation est agréable : le film est fluide, les souvenirs nous sont racontés grâce à des flashback par-ci par-là, en pèle mêle, et nous emportent dans différentes époques et différentes Autriche. Nous avons beaucoup aimé la manière dont le sujet de la Seconde Guerre Mondiale est traité. En effet, le contexte autrichien est moins courant dans ce genre de film. De plus, l’angle artistique, mais aussi très subjectif, donne une tonalité différente à la question :on voit alors le combat d’une femme qui espère obtenir une justice grâce à la restitution de ses biens volés et la reconnaissance de leur acquisition malhonnête. Le scénario tisse des ponts entre l’Histoire, les souvenirs personnels, la culture mais aussi les relations internationales, les richesses des pays à travers les symboles, les œuvres d’arts et les tabous toujours actuels. Comme cela est appelé dans le film, « la boite de Pandore » du passé est à ouvrir avec des pincettes pour ne pas faire jaillir les nombreux secrets qu’elle contient.
On se demande parfois où tout cela nous mène et quand va t-on avoir le fin mot de l’histoire. Pourtant, on est très vite réabsorbé par un nouveau souvenir ou un événement heureux du présent. Pendant tout le temps que dure la bataille, la vie continue et les années s’écoulent. Et cela montre que ce genre de combat prend réellement du temps, parfois même plusieurs années.

La femme au tableau est un film que nous vous conseillons, pour la plongée dans les profondeurs de l’Histoire qu’il propose. Nous avons pris beaucoup de plaisir à y découvrir la véritable histoire de Maria Altmann. Nous en sommes sorties émues et heureuses, et pourtant, nous avions la tête pleine de pensées et d’interrogations.

Crédit Photos : © SquareOne Entertainment

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