[CLOTURE] « la Bohème, la bohème, ça voulait dire on est heureux. »

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 Attention, cette exposition n’est plus présentée à Paris !

Nous lui donnons : ★★★★☆

L’exposition au Grand Palais retrace l’historique de la Bohème depuis le Moyen Age jusqu’au XIXème siècle et ce n’est pas un mal. Représentée, décrite, chantée, la bohème est un mode de vie qu’il peut parfois être difficile à comprendre de nos jours.

L’artiste bohème a effectivement été rétréci au « bobo », ce bourgeois-bohème gauchiste qui vit dans un 30 mètres carré en plein Paris, et qui va à l’extrême opposé de la définition d’origine rappelée par les nombreux artistes présentés ici. Face à la succession de tableaux et d’écrits qui se succèdent au fil de l’exposition, le spectateur comprend que le terme a évolué chronologiquement. Le Bohème passe de cette manière du bohémien charlatan liseur de bonne aventure à l’artiste tourmenté et en mal d’inspiration. Cet artiste devient maudit puisque dans l’incapacité de payer ses loyers mais fini plus tard par chasser l’alcool dans les cabarets et les cafés s’appelant lui-même bohème dans un élan nostalgique.

Le petit plus, et probablement la raison pour laquelle cette exposition est à ne pas manquer, réside dans sa mise en scène. En effet, les salles sont baignées dans l’atmosphère réaliste dans laquelle se trouvait le bohème de la période représentée. Il est de cette manière d’une facilité extrême de se retrouver transporté dans la chambre de bonne mal payée de l’artiste incompris ou encore dans le café typiquement parisien que nous sommes encore fier de mettre en valeur. Par ailleurs, cet environnement ne nuit absolument pas aux 200 oeuvres exposées mais les met au contraire en valeur. Chacun semble se nourrir de l’autre pour laisser un souvenir vif dans l’esprit d’un spectateur subjugué.

Toutefois le bouche à oreille fonctionne et pour atteindre cet espace hors du temps il faut être prêt à attendre une bonne heure dans le froid hivernal de la capital. On pourra alors remercier ce musicien qui rend la queue moins monotone ou encore ces mauvaises langues, convaincues d’avoir encore deux heures de queue, qui abandonneront lamentablement laissant l’espace libre pour vous permettre de rentrer dans la demie heure qui suit.

Grand Palais
 3 Avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris
Lignes 1 et 13 : Champs-Elysées-Clemenceau 
Bohème
du 26 septembre 2012 au 14 janvier 2013, tous les jours sauf le mardi de 10h à 20H (nocturne le mercredi jusqu’à 22H)
Plein tarif : 12 €
Tarif réduit : 8 €

 

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