“I like the way you die boy.” de Quentin Tarantino.

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Nous lui donnons : ★★★★★

Dans son dernier film intitulé Django Unchained, Quentin Tarantino s’attaque à l’esclavage à travers le western spaghetti, un sous genre cinématographique, mais à la sauce méditerranéenne et dont les piliers sont l’individualisme et l’anarchie.

Il y narre l’histoire d’amitié entre un esclave, Django et l’homme qui va lui rendre sa liberté, le Dr King Schult, dans l’Amérique profonde du XIXe siècle. Ensemble, ils vont partir à la recherche de la femme de Django, la « princesse Brünnhilde ». Ça sonne allemand ? Oui, et on aime ça. Le film s’inspire du film Django, un western italien des années 60, de Sergio Corbucci, film qui a la réputation d’être un des westerns les plus violents jamais réalisés (étonnant que maître Tarantino l’ai choisi…), et qui puise son histoire dans les Nibelungen (qui ne sont autre que les nains des légendes germaniques) : qui l’aurait cru ?

Le film dure 2h45 mais on se laisse aisément emporter par l’univers incroyable que crée ici Quentin Tarantino. On aime la beauté du film : pour les yeux, parce-que les scènes sont d’une beauté incroyable (panoramas, portrait, jeu avec les contre champs…) mais aussi pour les oreilles, la bande originale étant aussi poignante que les silences avec lesquels le réalisateur joue à merveille. On aime les acteurs : on retrouve avec plaisir Christoph Waltz, mais aussi Jamie Foxx : leur duo est une merveille. On adore aussi Leonardo DiCaprio, que l’on n’aurait pas cru si bon dans le rôle d’un affreux méchant. Prit dans le film à 100%, entre suspens et action, on ne peut s’empêcher d’avoir peur, d’être en colère, d’être triste, et même de rire. Oui, parce-que le film est drôle, très drôle. Tarantino y glisse des notes d’humour, des scènes décalées, y interprète l’histoire à sa manière et nous en montre les coulisses… Mais le film est aussi un bouquet de culture, d’anecdotes discrètes et malignes que le réalisateur glisse à droite et à gauche pour notre plus grand plaisir. C’est une histoire d’amitié, une histoire d’amour, avec quelques scènes (dont deux particulièrement) violentes, mais où la justice triomphe, et ça, ça fait du bien ! On en aurait rêvé, ça n’aurait pas été si beau : Quentin Tarantino utilise encore une fois son art pour réinventer l’histoire ; A quoi bon être un célèbre réalisateur si ce n’est pas pour pouvoir tuer Hitler ou ici, se venger des esclavagistes américains ?

C’est beau, c’est poignant, c’est inimaginable et c’en est jouissif. Merci Tarantino !

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