12 years a slave de Steve McQueen.

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Nous lui donnons : ★★★★★
Vous en avez forcément entendu parler, le dernier film de Steve McQueen (réalisateur de Hunger) est en lice pour les Oscars de cette année. N’entendant que des éloges à son sujet, l’équipe de Badachaboum – Paris est allée se faire sa propre idée.

12 years a slave est une histoire vraie ; celle du très talentueux violoniste Solomon Northup qui vit dans une Amérique scindée en deux. Au XIXe siècle, il a la chance de vivre dans le nord qui tolère la liberté des noirs tandis que le sud du pays est esclavagiste. Malheureusement, Solomon se fait trahir et vendre comme esclave et se voit alors contraint de lutter pour sa survie.

Steve McQueen est bon. Il a su s’entourer des meilleurs pour retranscrire une réalité bien difficile. L’histoire est horrible : comment tout peut basculer du jour au lendemain et comme il est difficile de faire confiance par la suite. Cet homme, qui ne perd pas espoir, est admirable. Il fait preuve de beaucoup d’humanisme et a une véritable grandeur d’âme et d’esprit. On espère de toutes nos forces qu’il va s’en sortir. Les négriers sont criants de vérité : entre le sympathique qui traite ses esclaves correctement mais qui ne remet pas sa profession en question pour autant, et celui qui assume pleinement son rôle de « maître » et pense avoir tout droit sur un « bien » qu’il a acheté, oubliant qu’il s’agit avant tout d’êtres humains. Les acteurs arrivent à jouer des personnes qui nous rendent honteux d’avoir pu un jour laissé ceci arriver.

Dans la salle, il y a ceux qui soutiennent bruyamment lorsqu’un esclave tente de se rebeller, puis il y a ceux qui observent silencieusement en approuvant de tout leur cœur. On ne peut s’empêcher de se mettre à leur place et de réfléchir à quelles mesures nous prendrions nous dans ces circonstances. Les plans sont beaux, l’histoire pleine de vérité et les acteurs sont divins. On se laisse donc porter par tant de génie, malgré quelques petites longueurs, et on remercie M. McQueen de nous avoir transportés hors de France pendant un gris après-midi.

Courez-y, vous ne le regretterez pas, parole de Badachaboum !

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